Jouets : les tendances de la rentrée 2018

Y aura-t-il des incontournables sous le sapin en 2018 ? Ce n’est pas certain, mais surtout, ce ne seront peut-être pas que des jouets… Petit tour d’horizon ce qui fait rêver les enfants et adolescents en 2018.

Dès les cours de récré : la folie « unboxing du collectable« 

Les anglicismes peuvent être indispensables pour expliquer une tendance difficile à justifier. L’unboxing, c’est le plaisir d’ouvrir un carton pour découvrir le cadeau à l’intérieur. Le collectable, c’est la passion des enfants, depuis toujours, de commencer une collection. Jadis, on appelait cela la collectionnite et elle concernait les billes, les minéraux, les cartes affichant les portraits des joueurs de foot.

En 2018, ces deux attitudes se croisent et se multiplient avec l’espoir de faire des succès marketing qui dépassent les fêtes de Noël. Le succès de poupées LOL de Splash Toys et des Hatchimals de Spinmaster ont lancé le mouvement, et en cette fin d’année, les propositions se multiplient, pour le meilleur et le pire. Parmi les meilleurs, il y a les retours des jouets historiques comme Cutie Mark Crew de Mylittleponey, les Littlest Petshop, les Lost Kitties de Hasbro cachés dans la pâte à modeler. Parmi les pires, il y a ceux qui font allusion au monde des toilettes avec des emballages « papier toilettes » (Poopsie Unicorn Surprise) et des gros mots ou senteurs insupportables partout.

90 % de ces collections s’adressent aux filles, comme les très roses Smooshy Mushy de Bandai (des jouets junk food parfumés). Pour les garçons qui délaissent les cartes Panini des champions du monde, les Ready2Robot de Splash Toys dévoilent des robots, logés dans du slime, pour des affrontements de cour d’école.

Les Laser game gagnent les salons

Alors que les robots chiens, dinosaures ou bestioles poilues indéfinissables ont depuis lassés leurs familles à cause de leur manque d’interactivité et du bruit qu’elles génèrent, que les tablettes pour enfants ont prouvé leur manque d’attraction pour être remplacées par les anciens modèles de tablettes des parents, le numérique fait la guerre. Au laser.

Les avantages du laser « at home » : c’est prioritairement une activité à plusieurs, la technologie combine smartphone, bluetooth, GPS et Wifi, et même les filles peuvent discrètement rejoindre la bataille (cf. la série The Big Bang Theory). Deux grandes marques se font face dans cette bataille : Goliath avec Recoil et Hasbro avec Nerf Laser Ops. La possession d’un smartphone est indispensable et la stratégie nécessaire pour en faire un jeu vraiment intéressant ; seuls les adolescents peuvent donc réellement y jouer, surtout à l’extérieur, même si la communication s’adresse d’abord aux 12-15 ans.

L’innovation est dans le carton

Avec des héros comme Zelda ou Okami, Nintendo séduit sa énième génération de Juniors, cette fois-ci avec la Nintendo Switch… Ce qui était moins attendu, c’est le succès des éléments en carton de Nintendo Labo. Ces accessoires permettent de transformer la console de jeux mi-salon, mi-portable, en piano, canne à pêche, de se déguiser en robot, etc.

D’autres entreprises font également appel au carton pour des jeux créatifs ou éducatif. Il y a d’abord Koa Koa et ses jeux STEAM et en particulier la lampe de poche à fabriquer soi-même. Quand ce n’est pas du carton, c’est du bois (les jeux de la société Kipod, les construction Fabrikid de Lansay). À chaque fois, l’idée est de laisser libre cours à la créativité des enfants, même si des exemples sont proposés.

Retour vers le futur pour les parents

Le marché du jouet est stable, il faut donc séduire d’autres publics que les enfants. Tout comme les Kinder ou le Nutella, le marché du jouet s’adresse donc désormais aux adultes et à leur nostalgie de l’enfance. Cela permet de rééditer les classiques de Fisher Price, de faire rêver les mamans qui n’ont pas eu de maison de poupée style XIXe siècle avec les Sylvanian Families ou de relancer les Polly Pocket.

Pas de soirée sans jeu de société

Discrets dans les médias, les jeux de sociétés sont en fait les grands gagnants des 10 dernières années sur le marché du jouet. Une étude NPD de 2017 leur accorde même des chiffres de vente doublés en 5 ans. Ce domaine est en effet tiré par certaines grandes locomotives (Monopoly, Mille Bornes, Times’Up) mais aussi animé par une foule de petits éditeurs plus inventifs les uns que les autres, tels que Iello. Rassemblant tout d’abord les grands-parents, parents et enfants avec des classiques dont les modes de jeux ne sont plus à expliquer, mis à jour grâce à des licences (Risk Game of Thrones), ils deviennent les incontournables des soirées d’ados. Vous pensez qu’ils font de l’e-sport ? Que nenni, les ados passent leurs nuits à jouer à Loup Garou ou Secret Hitler

2018-09-26T10:50:36+00:00

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